La compagnie

Le ZEMMOURBALLET est une compagnie de danse contemporaine basée à Sherbrooke, Canada

 

Sa dernière création est "La brisure des vases" en 2017-18.

A son répertoire est inscrit des solos, quatuors et duos.

 

Le ZEMMOURBALLET danse tout en émotion ∙ L'art d'incarner du spirituel dans du corps sensible afin que tout le monde s'en évade dans le présent ∙ A travers des métaphores visibles le zemmourballet vous permet de voyager avec lui. 

L'art de la danse pour Nicolas Zemmour

    Ses quatre premières créations-ébauches ont été, pour Nicolas Zemmour, une occasion bienvenue de réfléchir au chorégraphe qu’il veut être.

Mort par chaos, L’Apprenti sorcier, Sisyphe et Bro lui ont permis de commencer à dialoguer directement avec lui-même – corps et esprit – sans se prêter aux intentions d’un autre, à se définir dans une écriture personnelle. A se poser aussi la question de sa capacité à transmettre et à faire partager par et avec d’autres ses conceptions, ses émotions, un regard poétique. C’était aussi une façon de voir comment sa danse passait dans et par d’autres corps, comment elle était reconnue en eux.

     Pour Nicolas Zemmour, la danse est un lieu essentiel d’« émotion », un mot qui prend une valeur toute particulière pour lui. Il en revient aux origines du mot : ex-motion, ce qui est en-dehors du mouvement, en dehors
et au-delà du temps et de l’espace parcourus et déployés que suppose toute danse. C’est-à- dire que l’arpentage du temps et de l’espace doit mener ailleurs, au-delà d’un récit, au-delà d’un sens, au-delà d’une compréhension- explication rationnelle, dans une sorte de bulle de poésie.

     Concrètement, lui, il imagine, travaille et interroge des concepts, mais son rôle n’est pas d’en imposer les réalités, les points de
vue et les leçons à ses spectateurs. Lors de sa phase créative, il se laisse aller à une phase de délire, de déclinaison, de libres associations qui l’emmènent ailleurs.

    Il transcende tout cela dans sa danse, il l’infuse, grâce à son corps-outil, il le « transe- met », désireux d’installer son public dans un état second, intensément réceptif.


      Pour cela, il exige de ses danseurs une extrême perfection technique - l’extra- ordinaire doit aller de soi - libérée des pesanteurs de la gravité.

 

Stéphane Gilbart