L'ENFERMONDE

D'UN

CHORÉGRAPHIE DE NICOLAS ZEMMOUR

CALENDRIER

Octobre 2021 - Novembre 2021 : Demandes de financement 

Décembre 2022 – Janvier 2022 :  Rendez-vous avec les maisons d’accueils, juges, personnes ayant vécu des violences conjugales et organismes de soutien. À la suite de ces rendez-vous, Marc et Nicolas travailleront à l’élaboration philosophique du spectacle pour soutenir le propos de l’œuvre chorégraphique. Le dramaturge commencera le travail avec Marc et Nicolas dans ce même temps.

Février 2022- Mars 2022 : Création des concepteurs.trices (musique, scénographie, éclairages et costumes). Travail de table avec les créateurs et créatrices. Nicolas dirigera la créativité des artistes pour concevoir un travail d’ensemble. Le dramaturge veillera à ce que toutes les composantes du spectacle soient cohérentes. 

Avril 2022 - mai 2022 : Auditions des interprètes.

Juin 2022 - Juillet 2022 : Création chorégraphique en studio avec les interprètes et les créateurs-trices. Nicolas créera la chorégraphie et le spectacle en studio avec les décors, les costumes et la musique. 

Août 2022 : Travail en salle de production, création des éclairages, finalisation de la version scénique de l’œuvre.

27 août 2022 : Première

 

ÉQUIPE

Nicolas Zemmour : Directeur artistique & chorégraphe

Marc Berger :  Assistant conceptuel

Art Babayants : Dramaturge

Simon Leoza : Compositeur

Cynthia Pigeon : Coordinatrice relations publiques

Le reste de l'équipe se constitue toujours...

 

SOUTIEN

CASJB : Résidence

Ville de Sherbrooke :  Soutien financier

Philanthropes du ZemmourBallet : Soutien financier

L'ENFER D'UN MONDE

L’enfer d’un monde est une œuvre chorégraphique qui se veut empreinte d'humanité. S'inspirant des violences conjugales, qui se sont accrues avec le confinement au début de la pandémie, la création explore les profondeurs de la violence humaine et l’espoir de la renaissance avec le dépassement pour s’en sortir. En étudiant cette violence et cet espoir, avec le souci d’être inclusif et non-genré, le chorégraphe parcourt des chemins intérieurs, véritables voyages initiatiques dans notre être le plus profond. L’enfer d’un monde est un spectacle de 60 minutes avec 5 interprètes destiné au grand public.

DÉVELOPPER SUR LA VIOLENCE ET L’ESPOIR ET LEURS PORTÉES DANS L’HUMANITÉ

C'est en réalisant que le monde se dirige abruptement vers une pente où la violence est quotidienne et intime, que surgit la nécessité, pour Nicolas, de nouer l'art de la danse et ces violences.

Nicolas Zemmour chorégraphie, en dénonçant ces conditions de vies qui ont dépassées l’entendement en période de pandémie :  la solitude, la violence, l’isolement mais aussi l’espoir, la renaissance. Née en temps de pandémie, l'œuvre se trouve inévitablement teintée par ce contexte de désœuvrement. Alors que nous en avons été longtemps privés, le chorégraphe souhaite remettre le sensible au cœur de notre existence. L’enfer d’un monde est par ailleurs une référence aux mythes fondateurs de l’humanité invitant à nous plonger, tous, dans la poésie sans fin de nos renaissances successives. 

Nicolas Zemmour et Marc Berger (assistant conceptuel au ZemmourBallet) ont déjà pris des rendez-vous avec des maisons d’accueils, des juges et des organismes de soutien. Ainsi, l’ouverture, l’analyse et l’œuvre seront plus fines et donneront à penser de façon constructive et non manichéenne. 

L’enfer d’un monde est la seconde œuvre scénique d'envergure du ZemmourBallet au Québec depuis sa fondation à l'automne 2019. Sa diffusion à Sherbrooke en septembre 2022 permettra une rencontre privilégiée avec le public, qui a pu cette année découvrir le travail de Nicolas Zemmour avec son spectacle Lemniscate.

En faisant appel à des concepteurs.trices professionnel.les, spécialistes en leurs domaines, il souhaite une création chorégraphique au plus haut de l’exigence artistique. En effet, les différents arts se nourrissent les uns les autres et il est important pour le chorégraphe de créer une synergie entre les composantes d'une œuvre. La musique, la scénographie, les éclairages et les costumes doivent établir un dialogue avec la danse, s'inscrire en complémentarité pour amener la création au-delà de la chorégraphie et en faire une œuvre totale. 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Dans ce monde trop souvent absurde, teinté de violences et d'injustices, Nicolas souhaite, avec la danse, dénoncer les violences conjugales. 

Pour lui, la danse est un lieu essentiel d’émotion. Il en revient aux origines du mot : « ex-motion », ce qui est en-dehors du mouvement, en dehors du temps et de l’espace déployés par la danse. L'émotion doit mener ailleurs, au-delà d’un récit, au-delà d’un sens, au-delà d’une compréhension ou explication rationnelle. 

Dans sa démarche artistique, il imagine, travaille et interroge des concepts, mais son rôle n’est pas d’en imposer les réalités, les points de vue et les leçons à ses spectateurs. Il se laisse emporter par son processus de création, il transcende les concepts dans sa danse, il les « transe-met », désireux d’installer son public dans un état second.

Pour atteindre cette intention, il exige de ses danseurs une extrême perfection technique, « l’extra-ordinaire » doit aller de soi. Sa gestuelle contemporaine repousse le cadre conventionnel et les limites chorégraphiques établies, pour laisser toute la place à l'expressivité du mouvement. La danse s'incarne dans un corps poétique, libérée des pesanteurs de la gravité. 

L’enfer d’un monde s'inscrit dans cette démarche en quête du sensible, où l'humain se retrouve au cœur de la création. En pleine pandémie, il s'interroge sur ce qui définit, justement, notre humanité. En ces conditions de survie, que reste-t-il de nous? Sans pouvoir offrir les réponses, il espère apporter un éclairage lumineux à nos questions existentielles.

Avec cette création, Nicolas continue l'ancrage de la compagnie dans sa communauté d'accueil. Depuis son arrivée à Sherbrooke, il s'implique activement dans son milieu pour faire rayonner la danse et participer au développement de la discipline. Il enrichit l'offre en danse au niveau local, tant essentielle surtout en temps de pandémie et participe également à la reconnaissance du travail de création des artistes qui ont choisi de s'installer en région. 

Il est important pour le chorégraphe d'être d'abord présent dans sa région et de rendre accessible son travail à la communauté qui l'a chaleureusement accueilli, comme un juste retour des choses. La présence de la compagnie permet par ailleurs de contribuer à l'effervescence et au développement de la discipline de la danse.